Peintures 
2016 Métamorphose Homme-Arbre
Ces êtres d’écorce, de branches vives, de ramures joyeuses sont comme une vaste famille aux couleurs des saisons. Une tribu contrastée, vivante, comme un sous-bois plein de silhouettes fortes et imparfaites, transparentes et vives à la fois.

Valérie Brochand trace ou laisse filer sur ses supports comme de verre des branches hasardeuses, des fruits mûrs, des profils aux longs bras, tels des arbres campés pour attraper le ciel.

Baudelaire aurait aimé cette valse, ce baiser, cette fantaisie et ces troncs aux teintes comme amoureuses où « les couleurs, les parfums et les sons se répondent * ». Il aurait décelé dans ces tableaux à la fois forts et sensibles, cette alchimie de la nature et de l’homme qui tentent de concert quelques pas de danse.

Les encres à l’alcool sont là, offrant aux teintes des entrechats imprévus et un rythme à chaque fois nouveau. Les horizons se superposent, les ombres arrondissent les traits, la nature est vivante.

Le travail de l’artiste est vif, rapide mais le geste offre au sujet une liberté toujours nouvelle, les arbres s’élancent et dansent, la forêt se mélange, le pin est fort de sa belle solitude.

Vingt-neuf paysages ayant chacun leur voix, légère ou grondeuse, leurs racines fortes ou frêles, et leurs murmures si personnels qu’il convient d’écouter.

Texte Sophie Roynette
*Correspondances, Les Fleurs du mal, Baudelaire




























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